______J'suis là, à écouter du Maria Mena, la tête toujours dans les étoiles. Je flâne. Entre m½urs et autres. Je ris. J'ai mal à la tête comme on dit dans son pays. Je te revois. Sur ce banc. Riiez mes enfants. Au rythme du vent. Allons nous-en, il en est encore temps. Je crois. Quoiqu'en y réfléchissant à deux fois, de deux choses Lune, l'autre c'est le soleil. Alors restons. Dansons. Riions. Et qui aime s'en va. La chorale. Le c½ur. Et le chez d'orchestre. Jouons. Il est beau le piano, il est beau. Comme le monde sous la pluie. Il est beau le monde sous la pluie, il est beau. Sous sa vraie nature. La tristesse. Elle est belle la tristesse. Plus que l'amour. Plus que toi. Plus que ton sourire. Plus que tout. Car il est vrai que mes mains glissent. Que j'ai un passeport international, c'est mon stylo. Je ne veux rien savoir. Les mots qui suintent et grincent sur la langue. Je ne veux pas les dires, ces mots. Je les écris. Je ne te dis pas je t'aime, je te l'écris. Je ne dis pas non plus je te déteste, je le cris. Je ne suis pas pas somnambule pas zombie, non, juste vie, flottante, un peu ailleurs. Et alors? Comme ta voix sur ton répondeur. " T'es bien sur la messagerie de .... je n'suis pas là pour le moment, laisse ton message ou rappelles plus tard " Biiiiiiiiip___ (...) Pour réécouter votre message tapez 1, pour le sauvegarder tapez 2, pour le supprimer tapez 3. ....3. Merci de votre appel, vous pouvez raccrocher. Merci sans vous je n'aurais pas su si c'était le bon moment. Décrocher. Raccrocher. Ces mots. Je ne les aimes pas non plus. Et pourtant, on passe sa vie à décrocher, et à espérer raccrocher. A temps. Je n'en ai plus. La musique n'est plus. Le soleil apparaît. Le monde devient moche. Moche de couleurs. Ces couleurs moches. Ces couleurs fausses.
Je n'aime plus.